Méthode de cotation du DUERP : comment évaluer et prioriser les risques
Fondements légaux, pourquoi une cotation est attendue, méthodes courantes (gravité × fréquence, matrice 3×3/5×5, critères qualitatifs), exemples chiffrés et choix de DUERP en ligne (faible, moyen, important).
Base légale : évaluer et prioriser les risques
Le Code du travail impose à l’employeur d’évaluer les risques professionnels et de planifier des actions de prévention. Les textes ne dictent pas une méthode unique de cotation, mais exigent une démarche permettant de prioriser les actions.
- R.4121-1 : obligation d’évaluation des risques (par unité de travail).
- R.4121-2 : mise à jour du DUERP et prise en compte des informations nouvelles.
- L.4121-3 : principes généraux de prévention et planification.
- L.4121-3-1 : traçabilité collective et articulation avec le programme d’actions.
Guides utiles : Service-Public – Document unique ; INRS – Évaluation des risques.
Pourquoi une cotation (et est-ce obligatoire) ?
La loi n’impose pas le calcul, mais elle impose une évaluation structurée conduisant à des priorités d’action. La cotation (même simple) est donc la manière la plus claire de démontrer : le niveau de risque, le classement des priorités, et le lien avec le plan d’action.
Méthode « Gravité × Fréquence » (classique)
On attribue un score de gravité (dommage potentiel) et un score de fréquence (exposition/probabilité). Le produit donne un niveau de risque, positionné dans une matrice (3×3, 4×4 ou 5×5).
- Échelles usuelles : 1 à 3 (faible→élevé) ou 1 à 5.
- Exemple 3×3 : Gravité = 3 (blessure grave), Fréquence = 2 (exposition hebdomadaire) ⇒ Risque = 6 → priorité « haute ».
- Exemple 5×5 : G = 4, F = 3 ⇒ 12/25 → niveau « significatif » selon vos seuils.
Référence méthodo : INRS (matrices de risque et cotations G×F).
Méthodes alternatives courantes
- Gravité × Probabilité : proche de G×F, mais la probabilité intègre barrière/maîtrise du risque. Exemple : G = 3, P = 1 (barrières efficaces) ⇒ 3 → priorité « modérée ».
- Matrice multi-critères (G×F + maîtrise, exposition durée, nombre de personnes) : plus fine, mais plus lourde à maintenir. Exemple : score global par pondération (G×F×M).
- Cotation qualitative (Faible / Moyen / Important) : grille descriptive par niveaux. Exemple : « Faible » = incident mineur et rare ; « Important » = dommage grave et exposition fréquente.
Quelle méthode utilise DUERP en ligne ?
DUERP en ligne utilise une cotation simple qualitative : Faible, Moyen, Important. Elle s’appuie sur des repères concrets (gravité perçue du dommage et fréquence d’exposition) et alimente directement la priorisation du plan d’action.
- Faible : dommage léger et/ou exposition rare → actions de confort/maintien.
- Moyen : dommage notable et/ou exposition régulière → actions planifiées à court terme.
- Important : dommage grave et exposition fréquente → actions immédiates (suppression/réduction du risque).
Cette méthode est la plus simple à déployer, réaliste sur le terrain et suffisante pour répondre aux exigences légales de priorisation, tout en restant compréhensible par tous.
Bonnes pratiques de mise en œuvre
- Définissez vos seuils (ex. : Important = action immédiate) et gardez-les constants.
- Appliquez la cotation par unité de travail et par situation de risque.
- Reliez chaque niveau à des actions précises (responsable, échéance, indicateur).
- Revalidez la cotation après la mise en place d’une mesure (peut faire baisser la fréquence/gravité).
Pour aller plus loin : INRS – Évaluation des risques, Service-Public – DUERP.
Voir aussi
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